22/02/2008

 

Cri de l'âme

Dans les plaines arides de l'inconscience, sur le mont sableux des vérités, le fiévreux jardin de nos excès jouxte l'éden gracieux des apparences.
Pas à pas, désertique, il s'ensable peu à peu dans l'ignorance et fane l'oasis mythique de ses maux, ses indécences.... Entre dunes et horizon, entre pouvoir et déraison, il à tari cette rivière, cette source d'abondance, pour ne laisser au fond du lit, drappé de noir, que quelques pierres et ses carences.

L'âme de bonne volonté n'est plus ; endeuillé, son coeur c'est desséché aux vents de l'indécis, absorbé par la nuit, ingéré par la bête repue, laissant sur notre terre craquelée, cette traîné immonde, rougissante et poisseuse.
Irriguant les racines qui ont pourri le fruit, elle s'est nourri de perles, lacrymales, volées à l'innocence dérobée à l'enfance ; puis, germant la voie lacté de nos pensées occies, elle étrenne ses armes d'un immonde bain de sang.

L'horizon c'est flétri, voilé ; les couleurs étiolées au sombre de l'oubli, les astres se sont fanés aux rétines de l'hommes, à la chair des idées, aux pulsions de nos maux où s'ancre le desespoir.
L'arbre de vie qui s'étouffe, étreint dans le miroir d'un oasis de morts, cadavérique, meurtrit, nous offre sa vision, sans vie, diffuse son poison sans cri !


iah-hel le 07 mai 2006

18:24 Écrit par Dominique: Petit - Boulon dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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